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Posté le 01/06/2009 10:09:00 Par A SUNDAY LUNCH... IN BOURG EN BRESSE (Voir son site)





Monday 1st June 2009

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"Nous étions Anakins, fils du soleil, et Romnis, fils de la femme.
Nous étions Zaths, Meyds, Bodhas. Nous étions Zata Samram, nés avec le souvenir de la vie antérieure.
Sinder Vaïom, Sinder vaïom, l'Inde est la terre d'origine.
Nous sommes venus de l'Inde, Romnias du grand gange,
du Pancab, du Multan.
Nous sommes ces voyageurs que les grecs ont décrits comme des géants cyclopes effrayants parce que nous avions la connaissance
des cycles de la lune et du soleil
Nous sommes ceux qui avons donné au reste du monde le chiffre, la cabale, l'anneau zodiacal et l'astronomie.
Nous étions en Thrace en même temps qu'en Afrique et jusqu'aux confins du pays des celtes, puis en Macédoine,
Italie, Espagne, Perse, Syrie, Egypte, Palestine, Lybie.

Nous étions orpailleurs, fondeurs, forgerons, bûcherons, sculpteurs, serruriers mais aussi pâtres et nomades,
musiciens, devins et guerriers.
Nous sommes ces voyageurs que les arabes, les grecs et les romains ont
persécuté et pourchassé après que nous leur ayions appris à forger leurs propres armes.
Nous sommes ceux qui avons donné au reste du monde le Tarot et ses arcanes,
qui décrivent les cycles du temps.
Les noms que l'on nous donne ne signifient pas plus que ce que nous sommes.
Nous sommes la poussière du monde que le vent promène avec le souvenir de nos premiers voyages,
jusqu'à ce jour décrit dans le livre de Manù où le dormeur s'éveillera enfin à la mémoire de tous les siens.
Madame, Mademoiselle, Monsieur, nous vous souhaitons le bonsoir et la bienvenue dans un... Cabaret Tzigane."

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Magique! J'ai passé une nuit inoubliable samedi soir, au pays des gens du voyage, ceux qui appartiennent au monde plutôt qu'à un pays. Le "cabaret tzigane" s'est installé à Bourg en Bresse pour deux représentations (en clotûre du festival du cirque) dans le cadre grandiose du jardin de l'Abbaye de Brou. Il y a 10 jours, peu à peu, l'hectare de pelouse a disparu sous les chapiteaux, les installations, les caravanes. Le soir les lampions apportaient déjà un air de fête mais ce n'est que samedi, à 18h30 que la fête a commencé. Marmites de goulash, méchoui (deux moutons entiers cuits à la broche), soupe, piles de crèpes : tout a disparu en deux heures de temps tandis que de ci, de là, les premiers spectacles ont animé l'espace : fanfares balkaniques, chanteurs perchés dans les arbres, un impressionnant rituel avec le feu partagé par une femme à la présence rare, une roulotte pour échanger ses euros en kayas afin de s'offrir du PIVO (bière en langue slave), une cérémonie funéraire pour conduire à 22 h les spectateurs dans le cabaret tzigane installé sous un grand chapiteau bleu. Un chapiteau mis en scène avec de grands miroirs, des portraits de famille, des dizaines d'ustensiles de bric et de broc chargé d'une âme slave. C'est le texte que vous avez lu ci-dessus qui a introduit le spectacle. Alors la musique s'est infiltré dans chaque goutte de mon sang slave et comme le public je me suis laissée enivrer de fête, d'amour, de bonheur, de partage, de danse, de sourire. L'air était concentré ce soir là. Hors du temps et de l'espace. Chacun était heureux m'a-t-il semblé et davantage attentif au bien-être de l'autre : pas de bousculade, des sourires, des sourires, des sourires, une jeune femme qui offre sa chaise à un monsieur agé pour qu'il soit mieux placé afin de profiter du spectacle de feu, une toute petite fille qui improvise une danse devant la fanfare, etc, etc. Nous étions tous unis, invités à partager la fête d'une communauté venue de nulle part et de partout; de musiciens, de techniciens et d'artistes de rue très organisés veillant à la magie du spectacle ; d'hommes et de femmes vrais et généreux : l'équipe du "Cabaret tzigane". Merci.

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Vous l'avez compris : si vous avez l'occasion d'assister au spectacle du "Cabaret tzigane", profitez-en ! Vous pouvez déjà les découvrir à ces adresses :

http://www.cabaret-tzigane.com/spectacle.html
http://www.everyoneweb.fr/laracastiglioni/

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Donc, samedi soir, on pouvait manger du goulash. J'ai bien écrit DU car je constate qu'en France on dit et on écrit "de la" goulash et cela m'irrite toujours. Ce billet est l'occasion de partager la recette de ce plat tel que le prépare ma grand-mère slovène. Le goulash est en fait une soupe épaisse. Souvent, avant de la servir, on fait cuire des quartiers de pommes de terre pour l'épaissir davantage. Elle se déguste avec un pain bis, de type seigle, à la mie très serrée. Je me souviens de mes randonnées en Slovénie, adolescente, avec mes cousins. Il était parfois prévu de faire une pause déjeuner dans un refuge ou une "gostilna" (l'auberge en français) pour se conforter d'un bol de goulash. Hum ! Le goulash ne se prépare pas en petites quantités. Il mijote longuement. Sa préparation est longue aussi prévoyez une grosse marmite et invitez au partage. Voici notre recette pour 15 personnes !

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LE GOULASH SLOVENE COMME LE PREPARE MAMA BERTA : 3 kg de boeuf (viande à braiser, macreuse) - 1,5 kg d'oignons blonds - 8 gousses d'ail - 4 cuillères à soupe de paprika - de la marjolaine - 6 cuillères à soupe de farine - cvirke ( saindoux en français!) - 2 petits piments - 2 cubes de bouillon de boeuf

SLOVENIAN GOULASH AS MY GRANDMOTHER BERTA DOES IT : 3 kg of beef - 1,5 kg of onions - 8 cloves of garlic - 4 tablespoons of paprika - marjoram - 6 tablespoons of flour - lard - 2 small chillies - 2 beef stock


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