Cyberattaque Intermarché : quelles données ont été touchées et que faire si vous êtes client ?
mercredi 5 août 2026 10:30 - Adèle Peyches
Ce que l’on sait sur la cyberattaque
Le Groupement Mousquetaires a indiqué avoir été victime d’un incident de cybersécurité concernant le service Drive d’Intermarché. L’attaque a entraîné un accès non autorisé à certaines données de clients.
À ce stade, le nombre de clients identifiés comme concernés est de 287 605. Le service Drive compte environ 2 millions d’utilisateurs en France, mais cela ne signifie pas que tous les comptes Drive ont été touchés.
L’enseigne indique avoir interrompu l’accès non autorisé dès la détection de l’incident, sécurisé les systèmes concernés, notifié la CNIL et déposé plainte auprès du parquet de Paris.
Pour le lecteur, le point important est simple : si vous êtes client du Drive Intermarché, surveillez les messages que vous recevez, surtout s’ils parlent de remboursement, de commande à confirmer, de carte fidélité ou de compte à sécuriser.
À ce stade, le nombre de clients identifiés comme concernés est de 287 605. Le service Drive compte environ 2 millions d’utilisateurs en France, mais cela ne signifie pas que tous les comptes Drive ont été touchés.
L’enseigne indique avoir interrompu l’accès non autorisé dès la détection de l’incident, sécurisé les systèmes concernés, notifié la CNIL et déposé plainte auprès du parquet de Paris.
Pour le lecteur, le point important est simple : si vous êtes client du Drive Intermarché, surveillez les messages que vous recevez, surtout s’ils parlent de remboursement, de commande à confirmer, de carte fidélité ou de compte à sécuriser.
Quelles données peuvent être concernées?
Les données signalées comme potentiellement concernées sont des informations personnelles utiles pour identifier un client ou rendre un message plus crédible.
On parle notamment de :
nom et prénom ;
numéro de téléphone ;
adresse postale ;
date de naissance ;
numéro de carte de fidélité ;
certaines informations liées aux commandes en ligne.
Sur ce dernier point, il faut rester précis : les informations publiées évoquent certaines références et certains montants de commandes. Il ne faut donc pas affirmer que le contenu détaillé des paniers a été divulgué si cela n’est pas confirmé.
Ces données ne permettent pas forcément de voler directement de l’argent. En revanche, elles peuvent servir à construire une arnaque plus convaincante. Un SMS qui connaît votre nom, votre enseigne habituelle ou votre carte de fidélité paraît tout de suite moins suspect. C’est exactement ce qui rend ce type de fuite gênant au quotidien.
On parle notamment de :
nom et prénom ;
numéro de téléphone ;
adresse postale ;
date de naissance ;
numéro de carte de fidélité ;
certaines informations liées aux commandes en ligne.
Sur ce dernier point, il faut rester précis : les informations publiées évoquent certaines références et certains montants de commandes. Il ne faut donc pas affirmer que le contenu détaillé des paniers a été divulgué si cela n’est pas confirmé.
Ces données ne permettent pas forcément de voler directement de l’argent. En revanche, elles peuvent servir à construire une arnaque plus convaincante. Un SMS qui connaît votre nom, votre enseigne habituelle ou votre carte de fidélité paraît tout de suite moins suspect. C’est exactement ce qui rend ce type de fuite gênant au quotidien.
Quelles données ne sont pas concernées?
C’est un point à mettre en avant, car il évite de paniquer inutilement. D’après les informations disponibles, plusieurs données sensibles n’ont pas été compromises.
Ne seraient pas concernées :
les coordonnées bancaires ;
les mots de passe ;
les adresses e-mail ;
le montant des cagnottes fidélité ;
le détail précis des produits commandés.
Cela ne veut pas dire qu’il faut ignorer l’alerte. Mais cela change la manière de réagir. Si vos données bancaires ne sont pas touchées, il n’y a pas de raison de communiquer votre numéro de carte à quelqu’un qui vous appelle en prétendant “sécuriser votre compte”. Et si le mot de passe n’est pas concerné, un message qui vous demande de le redonner ou de le “confirmer” doit immédiatement vous alerter.
La règle est simple : Intermarché, votre banque ou un service officiel ne doivent pas vous demander vos codes ou vos coordonnées bancaires par SMS, e-mail ou téléphone.
Ne seraient pas concernées :
les coordonnées bancaires ;
les mots de passe ;
les adresses e-mail ;
le montant des cagnottes fidélité ;
le détail précis des produits commandés.
Cela ne veut pas dire qu’il faut ignorer l’alerte. Mais cela change la manière de réagir. Si vos données bancaires ne sont pas touchées, il n’y a pas de raison de communiquer votre numéro de carte à quelqu’un qui vous appelle en prétendant “sécuriser votre compte”. Et si le mot de passe n’est pas concerné, un message qui vous demande de le redonner ou de le “confirmer” doit immédiatement vous alerter.
La règle est simple : Intermarché, votre banque ou un service officiel ne doivent pas vous demander vos codes ou vos coordonnées bancaires par SMS, e-mail ou téléphone.
Le vrai risque: les faux messages de remboursement
Après une fuite de données, les escrocs peuvent envoyer des messages très ciblés. Ils n’ont pas besoin de tout savoir sur vous. Quelques informations suffisent pour donner l’impression que le message est légitime.
Exemples de messages à traiter avec méfiance :
“Votre commande Drive doit être confirmée” ;
“Vous avez droit à un remboursement Intermarché” ;
“Votre carte fidélité doit être réactivée” ;
“Une anomalie a été détectée sur votre compte client” ;
“Cliquez ici pour protéger votre compte Drive”.
Le piège est souvent le même : le message crée une urgence, puis vous pousse à cliquer sur un lien. Une fois sur une fausse page, on vous demande des informations personnelles, un mot de passe ou des coordonnées bancaires.
Avant de cliquer, posez-vous une question : est-ce que j’aurais reçu ce message même sans agir tout de suite ? Si le message insiste sur l’urgence, menace de bloquer votre compte ou promet un remboursement rapide, mieux vaut passer par le site ou l’application officielle, sans utiliser le lien reçu.
Exemples de messages à traiter avec méfiance :
“Votre commande Drive doit être confirmée” ;
“Vous avez droit à un remboursement Intermarché” ;
“Votre carte fidélité doit être réactivée” ;
“Une anomalie a été détectée sur votre compte client” ;
“Cliquez ici pour protéger votre compte Drive”.
Le piège est souvent le même : le message crée une urgence, puis vous pousse à cliquer sur un lien. Une fois sur une fausse page, on vous demande des informations personnelles, un mot de passe ou des coordonnées bancaires.
Avant de cliquer, posez-vous une question : est-ce que j’aurais reçu ce message même sans agir tout de suite ? Si le message insiste sur l’urgence, menace de bloquer votre compte ou promet un remboursement rapide, mieux vaut passer par le site ou l’application officielle, sans utiliser le lien reçu.
Que faire si vous êtes client du Drive Intermarché?
Premier réflexe : vérifiez si vous avez reçu un message officiel d’Intermarché ou du Groupement Mousquetaires. Les clients concernés doivent être informés individuellement. Mais même sans notification, la prudence reste utile si vous utilisez le Drive.
Ensuite, appliquez quelques gestes simples :
ne cliquez pas sur un lien reçu par SMS ou e-mail si le message parle de remboursement, de sécurité ou de fidélité ;
ne communiquez jamais vos coordonnées bancaires, votre code de carte, votre mot de passe ou un code reçu par SMS ;
connectez-vous vous-même à votre compte en passant par l’application ou le site officiel ;
surveillez les appels inconnus qui évoquent Intermarché, une commande ou votre carte fidélité ;
gardez une trace des messages suspects reçus ;
signalez les tentatives d’hameçonnage sur les plateformes prévues à cet effet.
Si vous avez déjà cliqué sur un lien et saisi des informations sensibles, il faut agir plus vite : changez le mot de passe du compte concerné, contactez votre banque si des coordonnées bancaires ont été données, et signalez le message frauduleux.
Ensuite, appliquez quelques gestes simples :
ne cliquez pas sur un lien reçu par SMS ou e-mail si le message parle de remboursement, de sécurité ou de fidélité ;
ne communiquez jamais vos coordonnées bancaires, votre code de carte, votre mot de passe ou un code reçu par SMS ;
connectez-vous vous-même à votre compte en passant par l’application ou le site officiel ;
surveillez les appels inconnus qui évoquent Intermarché, une commande ou votre carte fidélité ;
gardez une trace des messages suspects reçus ;
signalez les tentatives d’hameçonnage sur les plateformes prévues à cet effet.
Si vous avez déjà cliqué sur un lien et saisi des informations sensibles, il faut agir plus vite : changez le mot de passe du compte concerné, contactez votre banque si des coordonnées bancaires ont été données, et signalez le message frauduleux.
Faut-il changer son mot de passe?
Les informations disponibles indiquent que les mots de passe ne sont pas concernés par l’incident. Cela signifie qu’un changement de mot de passe n’est pas forcément la première urgence liée à cette cyberattaque.
Mais si vous avez cliqué sur un message suspect, si vous avez renseigné votre mot de passe sur une page douteuse, ou si vous utilisez le même mot de passe sur plusieurs sites, le changer devient une bonne précaution.
Dans ce cas, choisissez un mot de passe unique, long, et différent de celui utilisé pour votre messagerie, votre banque ou vos comptes de livraison. La messagerie reste particulièrement importante : c’est souvent elle qui permet de réinitialiser les autres comptes.
Le bon réflexe, ce n’est pas de changer tous ses mots de passe dans la panique. C’est de repérer les comptes sensibles, d’éviter les doublons et de ne jamais donner un mot de passe en réponse à une sollicitation.
Mais si vous avez cliqué sur un message suspect, si vous avez renseigné votre mot de passe sur une page douteuse, ou si vous utilisez le même mot de passe sur plusieurs sites, le changer devient une bonne précaution.
Dans ce cas, choisissez un mot de passe unique, long, et différent de celui utilisé pour votre messagerie, votre banque ou vos comptes de livraison. La messagerie reste particulièrement importante : c’est souvent elle qui permet de réinitialiser les autres comptes.
Le bon réflexe, ce n’est pas de changer tous ses mots de passe dans la panique. C’est de repérer les comptes sensibles, d’éviter les doublons et de ne jamais donner un mot de passe en réponse à une sollicitation.
Pourquoi les données de commandes peuvent poser problème
Même lorsqu’il ne s’agit pas du détail complet du panier, une information liée à une commande peut être utile à un escroc. Un numéro, un montant ou une référence peut servir à donner du relief à une fausse demande.
Par exemple, un message qui évoque une “commande Drive récente” ou un “remboursement fidélité” peut paraître crédible si vous avez effectivement utilisé le service. C’est ce qu’on appelle une arnaque personnalisée : elle ne repose pas seulement sur un message vague envoyé à tout le monde, mais sur des éléments récupérés lors d’une fuite de données.
Le bon réflexe est donc de ne pas se laisser rassurer par un message simplement parce qu’il contient une information réelle. Une vraie information personnelle peut très bien être utilisée dans un faux message.
En cas de doute, ne répondez pas au message. Ouvrez votre navigateur, tapez vous-même l’adresse du site officiel, ou passez par l’application habituelle.
Par exemple, un message qui évoque une “commande Drive récente” ou un “remboursement fidélité” peut paraître crédible si vous avez effectivement utilisé le service. C’est ce qu’on appelle une arnaque personnalisée : elle ne repose pas seulement sur un message vague envoyé à tout le monde, mais sur des éléments récupérés lors d’une fuite de données.
Le bon réflexe est donc de ne pas se laisser rassurer par un message simplement parce qu’il contient une information réelle. Une vraie information personnelle peut très bien être utilisée dans un faux message.
En cas de doute, ne répondez pas au message. Ouvrez votre navigateur, tapez vous-même l’adresse du site officiel, ou passez par l’application habituelle.
Ce qu’il ne faut pas conclure trop vite
Ce type d’actualité donne vite envie de généraliser. Pourtant, il faut rester précis.
Il ne faut pas dire que tous les clients Intermarché sont concernés. L’alerte vise les clients du service Drive identifiés dans l’incident.
Il ne faut pas dire non plus que les données bancaires ont été volées, puisque les informations disponibles indiquent l’inverse.
Il ne faut pas affirmer que le contenu détaillé des paniers a été divulgué si seules certaines références ou certains montants de commandes sont mentionnés.
Enfin, il ne faut pas confondre fuite de données et piratage direct du compte bancaire. Le risque principal ici est moins le prélèvement immédiat que la multiplication de messages frauduleux plus crédibles.
Autrement dit : pas besoin de paniquer, mais il faut être plus attentif que d’habitude.
Il ne faut pas dire que tous les clients Intermarché sont concernés. L’alerte vise les clients du service Drive identifiés dans l’incident.
Il ne faut pas dire non plus que les données bancaires ont été volées, puisque les informations disponibles indiquent l’inverse.
Il ne faut pas affirmer que le contenu détaillé des paniers a été divulgué si seules certaines références ou certains montants de commandes sont mentionnés.
Enfin, il ne faut pas confondre fuite de données et piratage direct du compte bancaire. Le risque principal ici est moins le prélèvement immédiat que la multiplication de messages frauduleux plus crédibles.
Autrement dit : pas besoin de paniquer, mais il faut être plus attentif que d’habitude.
La checklist à garder sous la main
Si vous êtes client du Drive Intermarché, voici la checklist la plus simple à retenir :
Je vérifie les messages reçus, surtout ceux qui parlent de remboursement, de carte fidélité ou de commande.
Je ne clique pas sur les liens envoyés par SMS ou e-mail.
Je ne donne jamais mes coordonnées bancaires, mon mot de passe ou un code reçu par SMS.
Je passe par l’application ou le site officiel pour consulter mon compte.
Je me méfie des appels qui utilisent mon nom ou mon adresse pour paraître sérieux.
Je change mon mot de passe seulement si je l’ai saisi sur une page douteuse ou s’il est réutilisé ailleurs.
Je signale les messages frauduleux au lieu d’y répondre.
Une fuite de données ne signifie pas que tous les problèmes sont déjà arrivés. Mais elle crée un terrain favorable aux arnaques. C’est maintenant, dans les jours et semaines qui suivent, qu’il faut ralentir avant de cliquer.
Je vérifie les messages reçus, surtout ceux qui parlent de remboursement, de carte fidélité ou de commande.
Je ne clique pas sur les liens envoyés par SMS ou e-mail.
Je ne donne jamais mes coordonnées bancaires, mon mot de passe ou un code reçu par SMS.
Je passe par l’application ou le site officiel pour consulter mon compte.
Je me méfie des appels qui utilisent mon nom ou mon adresse pour paraître sérieux.
Je change mon mot de passe seulement si je l’ai saisi sur une page douteuse ou s’il est réutilisé ailleurs.
Je signale les messages frauduleux au lieu d’y répondre.
Une fuite de données ne signifie pas que tous les problèmes sont déjà arrivés. Mais elle crée un terrain favorable aux arnaques. C’est maintenant, dans les jours et semaines qui suivent, qu’il faut ralentir avant de cliquer.
Adèle PeychesResponsable éditoriale qui a seulement hâte de l’hiver pour manger des raclettes!
Passionnée de gastronomie et toujours en quête de nouvelles pépites culinaires, j'ai d'abord suivi des études de droit avant de revenir à mon premier amour : le goût des bons produits et le plaisir du partage autour de la table :)
Passionnée de gastronomie et toujours en quête de nouvelles pépites culinaires, j'ai d'abord suivi des études de droit avant de revenir à mon premier amour : le goût des bons produits et le plaisir du partage autour de la table :)
Commentaires