Sentir du citron contre le mal des transports: vraie bonne idée ou remède de grand-mère?
Il y a des trajets qui commencent très bien. Les valises sont dans le coffre, la playlist est lancée, les enfants sont installés… et puis, au bout de quelques virages, tout bascule. Un visage qui pâlit, un estomac qui se serre, une petite sueur froide et cette phrase qu’on redoute tous: “Je crois que je vais être malade.”
Bienvenue dans le merveilleux monde du mal des transports! Très fréquent, surtout chez les enfants, il apparaît quand le cerveau reçoit des informations contradictoires: les yeux ne perçoivent pas forcément le mouvement de la même façon que l’oreille interne, qui gère l’équilibre. Résultat: nausées, malaise, pâleur, vertiges, sueurs, parfois vomissements. Ameli explique justement que le mal des transports, aussi appelé cinétose, est lié à ce décalage entre ce que voient les yeux et ce que perçoit l’oreille interne.
Et parmi les astuces qui reviennent chaque été, il y en a une toute simple: sentir un citron. Alors, on tente ou pas?
Pourquoi le citron peut aider… un peu
On précise tout de suite: le citron ne “guérit” pas le mal des transports. En revanche, son odeur fraîche et vive peut aider certaines personnes à mieux supporter les premières nausées.
Pourquoi? D’abord parce qu’une odeur citronnée attire l’attention. Quand on commence à se sentir mal, le cerveau se focalise vite sur l’inconfort. Sentir une odeur nette, fraîche, différente des odeurs de voiture, de chaleur ou de nourriture, peut créer une petite distraction sensorielle.
Ensuite, respirer un citron pousse souvent à ralentir sa respiration sans même s’en rendre compte. Or, respirer calmement peut aider à mieux gérer le premier moment de panique ou de nausée. Le NHS recommande d’ailleurs, en cas de mal des transports, de respirer de l’air frais, de fermer les yeux ou de regarder droit devant soi pour limiter les symptômes.
Le citron peut donc être un petit coup de pouce, surtout au début du malaise. Mais si la nausée est déjà très forte, il ne fera probablement pas de miracle.
Comment s’y prendre correctement?
Le plus simple: glissez dans votre sac un demi-citron, quelques rondelles ou un morceau d’écorce fraîche dans une petite boîte hermétique. Pas besoin d’en mettre partout dans la voiture, ni de transformer l’habitacle en citronneraie ambulante ;-)
Dès les premiers signes de malaise, ouvrez la boîte, approchez-la quelques secondes du nez sans coller le citron au visage, puis respirez doucement. Refermez ensuite la boîte. L’idée est d’utiliser l’odeur par petites touches, pas de la subir pendant tout le trajet.
Si l’odeur vous déplaît ou vous donne encore plus la nausée, on arrête tout. Dans une voiture fermée, une odeur trop forte peut vite devenir pénible.
Autre point important: évitez les huiles essentielles, surtout avec des enfants. Elles sont très concentrées, peuvent irriter et ne s’utilisent pas n’importe comment.
Les autres réflexes qui marchent vraiment en voiture
Le citron, c’est bien dans le sac. Mais les vrais bons réflexes commencent avant que le malaise ne s’installe.
Installez la personne sensible à un endroit où elle peut regarder la route, idéalement vers l’avant. Évitez les écrans, les livres et les jeux qui obligent à baisser les yeux: c’est souvent le meilleur moyen d’aggraver les nausées. Les Manuels Merck indiquent d’ailleurs que les mesures préventives sont plus efficaces avant l’apparition des symptômes qu’une fois le malaise installé.
Pensez aussi à aérer régulièrement, à éviter les repas trop gras ou trop copieux avant le départ, et à prévoir quelques pauses. Un peu d’air frais, marcher deux minutes, regarder au loin… parfois, ça suffit à casser la spirale.
Dans le sac de voyage, prévoyez aussi de l’eau, des serviettes, un sac au cas où, et une petite collation sèche type biscuit salé ou morceau de pain. Pas très glamour, certes, mais le jour où ça arrive, on est bien content de les avoir sous la main.
Quand demander conseil?
Si le mal des transports est très fréquent, très intense ou s’il se termine presque toujours par des vomissements, mieux vaut en parler à un médecin ou à un pharmacien avant le voyage. Il existe des solutions adaptées, mais elles dépendent de l’âge, de l’état de santé et du trajet prévu.
Au final, sentir du citron peut être une astuce pratique, économique et facile à essayer. Ce n’est pas un remède miracle, mais un petit geste de secours qui peut rendre certains trajets plus supportables. Et franchement, entre une boîte de citron et un enfant malade avant le premier péage, on sait lequel on préfère tenter !
Patricia González
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