Courses alimentaires, dimanche, fin du papier : les nouvelles règles des titres-restaurant
mercredi 14 octobre 2026 12:40 - Adèle Peyches
Alors on remet les choses dans l’ordre. L’Assemblée nationale a adopté le texte en première lecture lundi 12 octobre 2026. Il a été transmis au Sénat le mardi 13 octobre. Et surtout, non, ces nouvelles règles ne s’appliquent pas dès aujourd’hui.
Première chose à savoir: ce n’est pas encore une loi définitive
Les députés ont adopté la proposition par 87 voix pour, aucune contre et 15 abstentions. Mais il s’agit seulement de la première lecture.
Le texte est maintenant au Sénat, qui prévoit à ce stade un examen en séance le 19 novembre 2026. La procédure accélérée est engagée, mais le contenu peut encore évoluer avant une adoption définitive.
Le texte est maintenant au Sénat, qui prévoit à ce stade un examen en séance le 19 novembre 2026. La procédure accélérée est engagée, mais le contenu peut encore évoluer avant une adoption définitive.
Vos courses alimentaires restent payables avec les titres-restaurant en 2027
Aujourd’hui, la dérogation permet d’acheter avec ses titres-restaurant tout produit alimentaire, même s’il n’est pas directement consommable: pâtes, riz, farine, viande, poisson… Elle devait prendre fin le 31 décembre 2026.
Le texte voté prolonge cette possibilité jusqu’au 31 décembre 2027.
Si la loi est définitivement adoptée, cette souplesse ne disparaîtra donc pas au 1er janvier prochain.
Le texte voté prolonge cette possibilité jusqu’au 31 décembre 2027.
Si la loi est définitivement adoptée, cette souplesse ne disparaîtra donc pas au 1er janvier prochain.
À partir de 2028, les courses alimentaires pourraient devenir une règle durable
À partir du 1er janvier 2028, le titre-restaurant pourrait servir à payer un repas ou tout produit alimentaire permettant de préparer un repas.
Un décret pourra toutefois exclure certaines catégories qui ne répondent pas aux besoins du repas du salarié.
Donc oui, l’usage en supermarché est destiné à devenir durable. Mais la liste exacte des éventuelles exclusions reste à préciser.
Un décret pourra toutefois exclure certaines catégories qui ne répondent pas aux besoins du repas du salarié.
Donc oui, l’usage en supermarché est destiné à devenir durable. Mais la liste exacte des éventuelles exclusions reste à préciser.
Non, le plafond au supermarché ne passe pas à 10 €
Plusieurs amendements proposaient deux plafonds différents: 10 € ou 15 € dans les magasins alimentaires, avec un plafond plus élevé au restaurant. D’autres voulaient porter ce plafond à 30 € au restaurant.
Ils n’ont pas été retenus.
Le plafond quotidien reste donc aujourd’hui fixé à 25 €, quel que soit le lieu d’utilisation. Le texte adopté par l’Assemblée ne modifie pas ce montant.
Ils n’ont pas été retenus.
Le plafond quotidien reste donc aujourd’hui fixé à 25 €, quel que soit le lieu d’utilisation. Le texte adopté par l’Assemblée ne modifie pas ce montant.
Le dimanche et les jours fériés pourraient devenir beaucoup plus simples
Aujourd’hui, l’usage le dimanche ou les jours fériés dépend notamment du fait que le salarié travaille ces jours-là.
Le texte adopté simplifie la règle: les titres-restaurant pourraient être utilisés tous les jours de la semaine, dimanches et jours fériés compris.
Cette disposition est prévue pour entrer en vigueur au 1er janvier 2028 si la réforme devient définitivement loi.
Le texte adopté simplifie la règle: les titres-restaurant pourraient être utilisés tous les jours de la semaine, dimanches et jours fériés compris.
Cette disposition est prévue pour entrer en vigueur au 1er janvier 2028 si la réforme devient définitivement loi.
Les tickets papier sont appelés à disparaître
Le texte définit le titre-restaurant comme un titre de paiement dématérialisé. Avec l’entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2028, cela signifie la fin des titres papier à cette date si la réforme est adoptée en l’état.
Un amendement proposait de repousser cette disparition à 2031. Il a été rejeté.
Carte et application deviendraient donc la norme.
Un amendement proposait de repousser cette disparition à 2031. Il a été rejeté.
Carte et application deviendraient donc la norme.
Autre changement discret mais pratique: vos titres pourraient rester valables trois ans
Autre changement dont on parle moins: le texte prévoit un délai d’utilisation de trois ans pour les titres-restaurant émis à partir de 2028.
Il précise aussi le sort des sommes correspondant aux titres définitivement périmés, avec un reversement vers le budget des activités sociales et culturelles des entreprises sous certaines conditions.
Il précise aussi le sort des sommes correspondant aux titres définitivement périmés, avec un reversement vers le budget des activités sociales et culturelles des entreprises sous certaines conditions.
Vous pourrez aussi donner vos titres plus facilement
La réforme prévoit que les émetteurs proposent à tout moment la possibilité de faire don de titres-restaurant à des associations d’aide alimentaire et à certains projets de solidarité alimentaire.
Le texte prévoit aussi que leur attribution ne puisse plus être interrompue pendant certains congés de maternité, paternité, adoption ou liés à la naissance.
Le texte prévoit aussi que leur attribution ne puisse plus être interrompue pendant certains congés de maternité, paternité, adoption ou liés à la naissance.
La réforme s’attaque aussi aux frais payés par les commerçants
Les émetteurs devront rendre leurs tarifs plus transparents et fournir aux commerçants un récapitulatif annuel des commissions et frais prélevés.
Un plafonnement des commissions pourrait être décidé plus tard par décret, après avis de l’Autorité de la concurrence. En revanche, aucun taux fixe n’a été directement inscrit dans le texte adopté.
Un plafonnement des commissions pourrait être décidé plus tard par décret, après avis de l’Autorité de la concurrence. En revanche, aucun taux fixe n’a été directement inscrit dans le texte adopté.
Alors, qu’est-ce qui change pour vous dès maintenant?
Pour l’instant? Rien dans votre utilisation quotidienne.
Vous pouvez toujours utiliser jusqu’à 25 € par jour. La dérogation actuelle pour les achats alimentaires reste valable jusqu’au 31 décembre 2026, et les règles actuelles sur les dimanches et jours fériés continuent de s’appliquer.
Si le texte aboutit, la première conséquence concrète sera la prolongation des achats alimentaires en 2027. Les changements plus larges sont prévus à partir du 1er janvier 2028.
Vous pouvez toujours utiliser jusqu’à 25 € par jour. La dérogation actuelle pour les achats alimentaires reste valable jusqu’au 31 décembre 2026, et les règles actuelles sur les dimanches et jours fériés continuent de s’appliquer.
Si le texte aboutit, la première conséquence concrète sera la prolongation des achats alimentaires en 2027. Les changements plus larges sont prévus à partir du 1er janvier 2028.
Le point à retenir avant vos prochaines courses
Si vous aviez lu que vous ne pourriez bientôt dépenser que 10 € au supermarché, vous pouvez déjà souffler: ce plafond n’a pas été adopté.
La direction prise par l’Assemblée est plutôt de maintenir les achats alimentaires, simplifier l’usage et passer entièrement au numérique en 2028.
Mais le texte est maintenant au Sénat. Il faut donc encore attendre la suite du parcours législatif avant de considérer ces règles comme définitives.
Sources officielles: Assemblée nationale, texte adopté n°352 du 12 octobre 2026; Service-Public.fr; Sénat.
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17t0352_texte-adopte-seance
https://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl26-032.html
La direction prise par l’Assemblée est plutôt de maintenir les achats alimentaires, simplifier l’usage et passer entièrement au numérique en 2028.
Mais le texte est maintenant au Sénat. Il faut donc encore attendre la suite du parcours législatif avant de considérer ces règles comme définitives.
Sources officielles: Assemblée nationale, texte adopté n°352 du 12 octobre 2026; Service-Public.fr; Sénat.
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17t0352_texte-adopte-seance
https://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl26-032.html
Adèle PeychesResponsable éditoriale qui a seulement hâte de l’hiver pour manger des raclettes!
Passionnée de gastronomie et toujours en quête de nouvelles pépites culinaires, j'ai d'abord suivi des études de droit avant de revenir à mon premier amour : le goût des bons produits et le plaisir du partage autour de la table :)
Passionnée de gastronomie et toujours en quête de nouvelles pépites culinaires, j'ai d'abord suivi des études de droit avant de revenir à mon premier amour : le goût des bons produits et le plaisir du partage autour de la table :)
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