Vous jetez sans le savoir les parties du poulet les plus savoureuses...
Quand on achète un poulet, on pense presque toujours aux mêmes morceaux. Les cuisses, les blancs, parfois les ailes. Le reste passe souvent à la trappe, sans trop réfléchir. La carcasse finit à la poubelle, le cou est mis de côté, les abats sont évités. Et pourtant, ce sont justement ces parties-là qui donnent le plus de goût… et qui ouvrent la porte à des recettes incroyables.
La carcasse et la colonne: la base parfaite pour un vrai bouillon
La carcasse et la colonne vertébrale du poulet sont souvent vues comme des déchets. En réalité, ce sont de véritables trésors pour la cuisine du quotidien.
Ces morceaux contiennent des os, du cartilage et beaucoup de collagène. C’est exactement ce qu’il faut pour obtenir un bouillon maison profond, parfumé et légèrement gélifié, bien loin des cubes industriels.
Un bon bouillon fait toute la différence dans :
- une soupe simple
- un risotto
- une sauce
- un ragoût
- ou même un riz cuit à l’eau… mais en beaucoup plus savoureux
Un petit geste change tout : faire rôtir la carcasse au four ou à la poêle avec un oignon, une gousse d’ail et quelques herbes avant d’ajouter l’eau. La couleur est plus belle, le goût plus intense, et le bouillon gagne tout de suite en caractère.
Le cou de poulet: plein de goût
Le cou de poulet est sans doute l’un des morceaux les plus sous-estimés. Il y a peu de viande, c’est vrai, mais beaucoup de saveur. Et surtout, beaucoup de collagène.
C’est un ingrédient parfait pour renforcer un bouillon, mais aussi pour des plats simples et rustiques. Mijoté doucement, le cou devient fondant et très parfumé. Il apporte une vraie profondeur au plat, sans jamais être lourd.
On peut l’utiliser :
- dans une base de soupe ou de riz
- mijoté avec tomate et oignon
- cuisiné avec des légumes pour un plat familial
- ou même effiloché après cuisson pour enrichir une farce ou une préparation
Astuce peu connue : une fois la viande récupérée après cuisson, elle peut être mélangée à de la chapelure ou une farofa. C’est simple, économique et étonnamment bon.
Foie, cœur, gésier: des abats à redécouvrir
Les abats de poulet font souvent peur. Par manque d’habitude, ou parce qu’on ne sait pas comment les préparer. Pourtant, bien cuisinés, ils sont délicieux, nourrissants et très abordables.
- Le foie est tendre et goûteux. Il est parfait pour des pâtés, des poêlées rapides ou même légèrement grillé.
- Le cœur est ferme mais savoureux. En brochette ou sauté à l’ail, il devient très agréable.
- Le gésier demande plus de temps, mais une cuisson lente le rend fondant et plein de caractère.
La clé, c’est la préparation. Bien nettoyer, assaisonner correctement et surtout respecter le temps de cuisson. Trop court, c’est dur. Trop long, ça devient sec. Mais quand c’est juste, le résultat est bluffant.
Pourquoi ces morceaux valent vraiment le coup
Ces parties du poulet ont beaucoup d’avantages :
- elles sont riches en collagène et en protéines
- elles coûtent moins cher
- elles permettent de réduire le gaspillage
- elles donnent beaucoup plus de goût aux plats
Cuisiner ces morceaux, c’est tirer le maximum d’un seul poulet. Plus de saveur, plus de possibilités, et souvent plus de plaisir à table.
Ragoût de cous de poulet aux tomates et aux oignons
Une recette simple, chaleureuse et pleine de goût.
Ingrédients :
- 6 à 8 cous de poulet, bien nettoyés
- 2 cuillères à soupe d’huile ou de saindoux
- 1 gros oignon émincé
- 2 gousses d’ail hachées
- 2 tomates mûres coupées (ou tomates en boîte)
- ½ cuillère à café de paprika doux
- Sel et poivre
- Persil ou coriandre pour finir
- ½ tasse d’eau chaude
Mode d'emploi :
- Nettoyez les cous et séchez-les.
- Faites chauffer la matière grasse dans une casserole et faites bien dorer les cous.
- Ajoutez l’oignon et l’ail, laissez revenir jusqu’à ce que ce soit bien parfumé.
- Incorporez les tomates, le paprika, le sel et le poivre.
- Ajoutez l’eau, couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 35 à 40 minutes.
- La viande doit être tendre et se détacher facilement de l’os.
- Servez avec du riz blanc, une purée ou même dans un pain rustique.
Mirella Mendonça
Commentaires