Grêle avant les vendanges : pourquoi certains vignerons du Sud-Ouest ont dû récolter plus tôt
lundi 31 août 2026 10:19 - Adèle Peyches
La semaine dernière, plusieurs orages ont touché le Sud-Ouest. Dans le Gers, la grêle a inquiété les viticulteurs. En Gironde, dans le secteur du Blayais, certains domaines ont dû avancer les vendanges après un violent épisode de grêle...
Pourquoi la grêle fait si mal juste avant les vendanges
À quelques jours ou semaines de la récolte, les raisins sont déjà bien formés. Ils ont pris du sucre, les peaux sont plus fines, les grappes sont exposées, et chaque parcelle est suivie de près.
Un orage de grêle à ce moment-là peut abîmer directement ce qui devait être vendangé: les baies se fendent, tombent, s’écrasent ou restent sur la grappe avec des blessures. Même quand toute la vigne n’est pas détruite, le travail devient plus compliqué.
Le vigneron doit alors regarder parcelle par parcelle: ce qui peut attendre, ce qui doit être trié, et ce qu’il vaut mieux récolter rapidement.
Un orage de grêle à ce moment-là peut abîmer directement ce qui devait être vendangé: les baies se fendent, tombent, s’écrasent ou restent sur la grappe avec des blessures. Même quand toute la vigne n’est pas détruite, le travail devient plus compliqué.
Le vigneron doit alors regarder parcelle par parcelle: ce qui peut attendre, ce qui doit être trié, et ce qu’il vaut mieux récolter rapidement.
Dans le Gers, un épisode qui a inquiété les exploitations
Le 24 août, des orages ont touché une partie du Gers, avec de la grêle signalée notamment vers Montréal-du-Gers et Beaumarchés. À cette période, ce type d’épisode met forcément les viticulteurs sous tension.
Les dégâts ne sont pas toujours visibles de la même manière partout. Une parcelle peut être très touchée, une autre beaucoup moins, même à quelques kilomètres. C’est ce qui rend les bilans difficiles juste après l’orage.
Ce qu’on peut dire sans exagérer: la grêle est tombée au mauvais moment, dans un secteur viticole déjà tourné vers les vendanges.
Les dégâts ne sont pas toujours visibles de la même manière partout. Une parcelle peut être très touchée, une autre beaucoup moins, même à quelques kilomètres. C’est ce qui rend les bilans difficiles juste après l’orage.
Ce qu’on peut dire sans exagérer: la grêle est tombée au mauvais moment, dans un secteur viticole déjà tourné vers les vendanges.
Dans le Blayais, des vendanges avancées
Le cas le plus concret concerne le nord de la Gironde, dans le secteur de Blaye. Dans la nuit du 26 au 27 août, un violent orage de grêle a frappé certaines parcelles de l’appellation Blaye-Côtes de Bordeaux.
Dans plusieurs domaines, les vignes touchées ont dû être récoltées plus tôt que prévu. Pas parce que c’était le calendrier idéal, mais parce que les raisins abîmés ne peuvent pas toujours attendre plusieurs jours de plus.
Après la grêle, le choix devient très pratique: soit on tente de sauver rapidement ce qui reste propre, soit on prend le risque de voir l’état des grappes se dégrader.
Dans plusieurs domaines, les vignes touchées ont dû être récoltées plus tôt que prévu. Pas parce que c’était le calendrier idéal, mais parce que les raisins abîmés ne peuvent pas toujours attendre plusieurs jours de plus.
Après la grêle, le choix devient très pratique: soit on tente de sauver rapidement ce qui reste propre, soit on prend le risque de voir l’état des grappes se dégrader.
Pourquoi vendanger plus tôt peut devenir nécessaire
Une grappe touchée par la grêle est plus fragile. Les baies ouvertes ou blessées exposent le jus, attirent davantage les problèmes et peuvent se dégrader plus vite, surtout si l’air reste humide ou si de nouveaux orages arrivent.
Récolter plus tôt permet parfois de limiter la casse. Cela ne veut pas dire que les raisins sont parfaits, ni que la vendange se déroule comme prévu. Cela veut dire qu’il faut choisir la solution la moins mauvaise pour la parcelle touchée.
Le tri devient alors essentiel. Les raisins trop abîmés sont écartés, les grappes encore saines sont gardées, et le travail au chai s’adapte à une récolte moins régulière que prévu.
Récolter plus tôt permet parfois de limiter la casse. Cela ne veut pas dire que les raisins sont parfaits, ni que la vendange se déroule comme prévu. Cela veut dire qu’il faut choisir la solution la moins mauvaise pour la parcelle touchée.
Le tri devient alors essentiel. Les raisins trop abîmés sont écartés, les grappes encore saines sont gardées, et le travail au chai s’adapte à une récolte moins régulière que prévu.
Ce que cela change pour le travail des vignerons
Un orage de grêle ne change pas seulement l’état des raisins. Il change aussi l’organisation. Il faut trouver des équipes, déplacer du matériel, lancer une récolte plus tôt, trier davantage et parfois revoir le programme de plusieurs jours.
Les vendanges deviennent plus serrées, plus nerveuses, moins confortables. On ne travaille plus seulement selon la maturité idéale, mais selon l’état réel des grappes après l’orage.
C’est souvent là que l’expérience compte: savoir quelle parcelle ramasser tout de suite, laquelle peut attendre, et comment séparer les lots pour garder le meilleur résultat possible.
Les vendanges deviennent plus serrées, plus nerveuses, moins confortables. On ne travaille plus seulement selon la maturité idéale, mais selon l’état réel des grappes après l’orage.
C’est souvent là que l’expérience compte: savoir quelle parcelle ramasser tout de suite, laquelle peut attendre, et comment séparer les lots pour garder le meilleur résultat possible.
Tout le Sud-Ouest n’est pas à mettre dans le même panier
C’est le point important: la grêle ne touche pas tout un vignoble de manière uniforme. Elle peut passer sur une commune, épargner la suivante, frapper un coteau et laisser un autre secteur presque intact.
Il ne faut donc pas parler de vendanges du Sud-Ouest “ruinées”. Ce serait trop large et pas assez juste. Il vaut mieux parler de secteurs touchés, parfois durement, et de parcelles qui ont demandé des décisions rapides.
Dans les zones épargnées, la maturité peut continuer normalement. Dans les zones touchées, les volumes, le tri et le calendrier changent.
Il ne faut donc pas parler de vendanges du Sud-Ouest “ruinées”. Ce serait trop large et pas assez juste. Il vaut mieux parler de secteurs touchés, parfois durement, et de parcelles qui ont demandé des décisions rapides.
Dans les zones épargnées, la maturité peut continuer normalement. Dans les zones touchées, les volumes, le tri et le calendrier changent.
Ce que cela peut changer dans le millésime
Un millésime ne se juge pas uniquement après un orage. Les parcelles touchées peuvent perdre du volume, demander plus de tri ou donner des lots différents. Mais les parcelles épargnées peuvent continuer leur chemin sans le même niveau de problème.
Dans les secteurs frappés, la grêle peut réduire la quantité récoltée et obliger à faire des choix. Dans les secteurs moins touchés, les vignerons surveillent surtout la suite de la météo, la maturité et l’état sanitaire des raisins.
La bonne question n’est donc pas “le millésime est-il fichu?”. Elle est plutôt: quelles parcelles ont été touchées, à quel niveau, et comment les domaines ont-ils réagi?
Dans les secteurs frappés, la grêle peut réduire la quantité récoltée et obliger à faire des choix. Dans les secteurs moins touchés, les vignerons surveillent surtout la suite de la météo, la maturité et l’état sanitaire des raisins.
La bonne question n’est donc pas “le millésime est-il fichu?”. Elle est plutôt: quelles parcelles ont été touchées, à quel niveau, et comment les domaines ont-ils réagi?
Après l’orage, la cuisine du vin commence déjà dans la vigne
On imagine souvent que tout se joue au chai, mais après un épisode de grêle, une grande partie du travail commence dehors. Il faut observer, goûter, couper, trier, décider, parfois récolter dans l’urgence.
Ce sont des gestes très concrets: retirer ce qui est trop abîmé, garder ce qui peut l’être, éviter de mélanger des raisins très touchés avec des grappes plus propres, et ajuster la suite selon la météo.
Pour les vignerons concernés, ces orages de fin août n’ont pas seulement été un mauvais moment à passer. Ils ont changé le rythme des vendanges, parfois du jour au lendemain.
Ce sont des gestes très concrets: retirer ce qui est trop abîmé, garder ce qui peut l’être, éviter de mélanger des raisins très touchés avec des grappes plus propres, et ajuster la suite selon la météo.
Pour les vignerons concernés, ces orages de fin août n’ont pas seulement été un mauvais moment à passer. Ils ont changé le rythme des vendanges, parfois du jour au lendemain.
Adèle PeychesResponsable éditoriale qui a seulement hâte de l’hiver pour manger des raclettes!
Passionnée de gastronomie et toujours en quête de nouvelles pépites culinaires, j'ai d'abord suivi des études de droit avant de revenir à mon premier amour : le goût des bons produits et le plaisir du partage autour de la table :)
Passionnée de gastronomie et toujours en quête de nouvelles pépites culinaires, j'ai d'abord suivi des études de droit avant de revenir à mon premier amour : le goût des bons produits et le plaisir du partage autour de la table :)
Commentaires