Comment utiliser le gochujang : cette pâte rouge coréenne qui change tout (et 7 idées faciles pour l’essayer)
Il y a quelques années, on n’en voyait quasiment jamais. Et puis, petit à petit, il est arrivé dans les cuisines, souvent sous forme d’un pot rouge un peu mystérieux, avec une étiquette qu’on ne sait pas toujours lire. Ce n’est pas du ketchup (même si la couleur peut faire illusion). Ce n’est pas de la sriracha non plus.
C’est autre chose.
Son nom? Le gochujang.
On le repère dans une recette sur internet, on le voit passer dans un resto “un peu tendance”, on l’achète en se disant “ça doit être bon”… et là, une fois à la maison, on hésite.
Est-ce que ça se met comme une sauce? Est-ce que c’est très piquant? Est-ce que ça va avec des pâtes, du poulet, des légumes?
Bonne nouvelle: oui, ça va avec tout (ou presque). Mais il y a une chose à savoir: le gochujang ne s’utilise pas comme une sauce qu’on verse au hasard. Il se travaille, il s’équilibre, et c’est là qu’il devient vraiment intéressant.
Le gochujang, c’est quoi exactement?
Le gochujang est une pâte de piment fermentée, très utilisée en cuisine coréenne.
Dans sa version “classique”, elle est fabriquée à partir de piment rouge (gochugaru), de riz gluant, de soja fermenté et de sel (Just One Cookbook, “Gochujang (Korean Chili Paste)”) .
Sa particularité, c’est son goût : il n’est pas seulement piquant.
En bouche, on retrouve un mélange très reconnaissable :
- du piquant
- une petite douceur
- et surtout un côté umami, ce goût “profond” qu’on retrouve aussi dans le miso ou la sauce soja
Bref : ça a du caractère, mais ce n’est pas un simple piment.
✅ Un petit peu suffit à donner tout de suite plus de relief à un plat.
Pourquoi cette pâte a un goût aussi particulier?
Et la fermentation, ce n’est pas un détail : c’est ce qui donne au gochujang sa profondeur, son côté “rond”, et ce goût qu’on n’arrive pas trop à décrire… mais qu’on reconnaît tout de suite.
C’est aussi pour ça que deux pots peuvent être très différents : certains gochujang sont plus doux, d’autres plus forts, certains plus sucrés, certains plus épais.
L’erreur classique quand on commence (et comment l’éviter)
Quand on découvre le gochujang, on fait souvent la même chose : on ouvre, on goûte une cuillère… et on se dit “oulala, c’est fort”.
Normal. Parce que le gochujang est concentré. Ce n’est pas fait pour être utilisé “tel quel” comme une sauce de table.
Le bon réflexe, c’est plutôt :
- le doser (commencez petit)
- le diluer
- l’associer à du gras, du salé et un peu d’acidité
✅ Une demi-cuillère à café bien mélangée donnera plus de goût qu’une grosse cuillère posée au hasard.
Comment l’utiliser facilement à la maison?
1) En marinade (le plus simple)
Le gochujang adore :
- l’huile (pour adoucir le piquant)
- la sauce soja (pour le côté salé)
- l’ail et le gingembre (pour relever)
Vous obtenez une marinade parfaite pour :
- le poulet
- le porc
- le tofu
- des légumes à rôtir
2) En sauce rapide (pas besoin de se compliquer)
Le meilleur moyen de l’apprivoiser, c’est d’en faire une sauce minute.
Par exemple, en le mélangeant avec :
- sauce soja
- huile de sésame
- vinaigre de riz
- un peu de miel
C’est une base très courante, qui transforme le gochujang en sauce plus “souple” et plus agréable (Happy Spicy Hour, “How to Use Gochujang”) .
3) Dans une soupe ou un bouillon
Une petite cuillère dans un bouillon, une soupe de légumes, un ramen… et tout prend une autre dimension.
Pas forcément plus piquant, mais plus profond. Plus “goûteux”.
4) En glaçage (effet laqué très facile)
Mélangé avec un peu de miel (ou de sucre) et un petit fond d’eau, il devient parfait pour :
- des ailes de poulet
- du saumon
- des légumes rôtis
Et ça donne ce côté brillant, un peu caramélisé, très addictif.
7 idées de recettes simples pour l’utiliser une première fois
Patricia González






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