Cherchez une recette sur Ptitchef:


Posté le 11/12/2007 22:53:00 Par A Turtle in a Kitchen (Voir son site)





Je l'évoquais déjà la dernière fois, les lumières à Lyon s'inscrivent au Panthéon des évènements cultes... En y pensant au calme ce soir, je ne suis pas sûre, pourtant, que les milliers de personnes s'étant réunies à Lyon ce 8 décembre aient pu seulement apercevoir la moitié des animations qu'avaient concoctés les artistes aux quatre coins de cette grande ville... pas sûre même qu'ils en aient vu un dixième, et sûre même qu'au moins quelques personnes ne les ont pas vues du tout... Et pour cause!
Réunissez 4 millions de personnes au coeur d'une ville, sur quelques kilomètres, et observez ce qui s'y passe... c'est tout simplement la cohue. Le métro lyonnais se donne alors des airs de métro parisien en période de grève, lorsqu'une rame passe toute les heures ; les rues se parcourent à tatons, l'attention focalisée sur la baleine de parapluie du voisin qui menace dangereusement de vous emporter l'oeil; et l'on passe son temps à tenter désespérément de dissuader une mère furieuse de vous rouler dessus avec la poussette de son enfant hurlant, pour vous pousser à avancer alors que rien n'avance....
Partout, une déferlante de personnes, une nuée d'êtres, tous prêts à festoyer et n'obtenant en fin de compte comme seule vision des lumières lyonnaises que l'épaule de leur voisin de droite, la nuque de la personne qui les précède et les coups de coude du voisin de gauche.
ça sent le vécu? Ce le fut! Non pas que, tels ces illuminés (héhé!), j'avais opté pour une visite de Lyon un 8 décembre. Je ne suis pas si écervelée! Mais j'avais ce soir là des amis de la plus haute importance à rejoindre dans un appartement accueillant malencontreusement situé à l'exact opposé de mon chez moi, ce qui m'a forcé à traverser les deux quartiers les plus sinistrés de monde ce soir là : le deuxième et le premier arrondissement. J'ai donc pu observer de près ces fous, persuadés qu'ils pourraient voir quelque chose, si ce n'est la pluie, ce soir là.
Hormis ce léger passage dans la foule exaspérée d'un soir de 8 décembre, qui dura malgré tout quelques trois quart d'heure, je ne me suis pas laissée piéger telle les insectes se brûlant sur l'halogène... Non, non, moi, je faisais partie de ceux qui n'avaient pas attendu le samedi pour me laisser emporter par la magie des illuminations.


Partie en goguette avec Veronica, dès le jeudi soir, j'ai pu tout mon saoul observer quelques uns des éléments mis en place pour l'occasion.
D'abord, ces jolies sphères, suspendues tout le long de ma rue, fil de lucioles scintillant jusqu'à la Place Bellecour...
Sur cette dernière, la demi-sphère parant la statue du Cheval, de dos...

de côté, ensuite, parée des lumières de la Grande roue...

Un léger message subliminal, ensuite (il fallait bien ça, à mon avis, pour en convaincre les badauds!)
Ensuite, vint le Caléidoscope géant projeté sur le Théâtre des Celestins
Lumières et couleurs vivantes, changeant en quelques instants l'ambiance régnant alentour...

Enfin, l'une des animations les plus jolies, celle parant l'Eglise de St Nizier, jeu de lumières sur fond musical, illustrant les quatre saisons...




Et le grand Boulier de couleurs, en plein milieu de la rue de la République, dont les sphères changeaient elles encore de teinte, au fur et à mesure que s'égrainait le temps...


Ce soir là, je n'ai pas fait tellement plus long feu... Il n'y avait pourtant pas encore la nuée du samedi, mais c'était assez pour une Turtle un brin fatiguée par une semaine toujours aussi dense. Je serai bien rentrée dans ma carapace pour me laisser rouler jusqu'à mes pénates, mais c'est à pied qu'il fallait rentrer. Et je n'avais pourtant encore rien vu!

Le samedi, bon enfant, j'avais convenu avec Marielle et Hélène de Cannes de les rejoindre au Marché de Noël. D'elles, arrivées à deux voitures et à 17 heures environ à Lyon, je n'ai eu que le son des voix, calmes alors qu'elles m'annonçaient qu'après avoir tourné 1 heure et demi en quête d'une place elles renonçaient... Mais heureusement, ce n'était que partie remise et dès le lendemain après midi....

C'est avec un énorme plaisir que j'ai rejoint la joie de vivre personnifiée, Hélène, ses deux beaux gars, toujours de la fête, et son adorable mari, mais encore Marielle, aussi douce que souriante, et sa fille, toujours en quête de quelque souvenir à ramener de Lyon. Guillemette ne fut pas longue non plus à nous rejoindre pour une balade de deux petites heures... où nous étions presque seuls...
Comme il était déjà relativement tard dans la journée et que je n'avais pas encore déjeuné, j'ai bien failli me laisser tenter d'entrée de jeu par ces très tentants pancakes... Surtout que je les imaginais volontiers couverts d'un filet de sirop d'érable...

Ou par ces brioches de St genix, aux belles pralines roses...

Mais, c'est finalement sur un magnifique et fort généreux sandwich à la raclette et son jambon cru que nous avons quasiment toutes craquées, lequel n'a pas même eu le temps d'être photographié tant mon estomac à 15 heures passées criait famine. Réconfortée ensuite d'une sublime crêpe recouverte d'une très généreuse portion de chantilly (tant qu'à faire, autant y aller franchement, j'ai envie de dire!), j'ai poursuivi ma route avec mes compagnons, toujours aussi enthousiastes, malgré la légère déception de la veille...

Et c'est alors sur les quais de Saône, encore parés des couleurs chaudes de l'automne, et sous un superbe -et ô combien rare ces jours-ci- soleil frais de décembre que nous avons marché...

Tout en refaisant le monde avec les uns et les autres, j'ai tout simplement mitraillé ma ville, comme si je n'avais jamais pris le temps de le faire, avant de réaliser, soudain, qu'effectivement.... je n'avais jamais pris le temps de le faire...!



Au loin, la Cathédrale de Fourvière


Ou encore la Croix Rousse, petit village au coeur de la ville Saint Georges et ses maisons magistrales et coloréesPuis les ruelles de St Jean, Et sa cathédrale,


Une journée toute en partage, passée au rythme doux de ces lendemains de fête où le temps s'égraine plus lentement. Juste de quoi se demander si finalement ces personnes ne sont pas définitivement un peu de la famille... ou presque.... (Si vous voulez contempler d'autres photos prises par Marielle, c'est ici!)


Pour ne pas vous laisser sans rien dans le ventre, je fais aujourd'hui la première entorse à une règle que je m'étais fixée, il y a bien longtemps. Celle de ne jamais parler deux fois d'une même recette sur mon blog... Oui, mais voilà, exceptionnellement, je vais vous reparler de celle des amarettis, évoquée il y a plus d'un an.

Plusieurs éléments le justifient, à mes yeux. D'abord, cette recette avait eu un succès fou, en son temps, sur la blogosphère. Je crois même me souvenir qu'elle avait figuré parmi les 100 recettes le plus plébiscité sur Blog appétit l'an passé (c'est pas la classe, franchement?). Ensuite, viennent les vraies raisons : 1) Depuis cette époque, pas une fois je ne l'avais retentée, 2) J'avais des blancs d'oeufs sur les bras, et 3) last but not least, je l'aie un peu modifiée... et oui! on ne se refait pas!




Alors en avant pour Les amarettis croustillants au coeur de chocolat au caramel


Ingrédients:

2 blancs d'oeuf (avouez que vous vous en doutiez, n'est-ce pas ?), 3 s'ils sont petits
220 g de poudre d'amandes 70 g d'amandes effilées280 g de sucre glace + un peu pour rouler les amaretti dedansune 30 aine de pistoles au chocolat au lait et au caramel (si vous n'en avez pas... acheter un chocolat au lait parfumé dans votre super marché et découpez le en petits cubes, d'une grosseur d'un cm3)

Marche à suivre:


Mettre le four en chauffe Th 3Mêler la poudre d'amande, les amandes effilées et le sucre,Ajouter les blancs Mélanger jusqu'à ce qu'une boule se formeFaire des petites boules, vous pouvez le faire avec une cuillère, moi je les fais avec les doigts en glissant au coeur des pistoles de chocolat au caramelRouler les petites boules dans un peu de sucre glaceDéposer les petits tas de pâte, qui n'ont pas besoin d'être très uniformes, sur une plaque couverte de papier sulfuriséCuire 20 minutes

Bilan des courses:

Ils sont toujours aussi simples et aussi bons... pas de doutes!

A la différence des premiers, ils sont plus croustillants, l'ajout d'amandes effilées jouant ici les troubles fêtes en bouche. Le coeur chocolaté leur apporte une petite touche originale et généreuse, ajoutant encore à cette petite douceur tout en gourmandise.

Une belle façon d'accompagner un bon thé chaud indispensable après ce très long week end !



Notez cette recette :






Recette similaires

Shopping

Arôme SERINGAT 115ml
Prix: 4.90€